J’ai longtemps trainé un gros problème de syndrome de l’imposteur, tu sais cette sale petite idée que tu n’es pas qualifié pour ton travail, que tu n’as pas ta place ? Celle là même.

J’ai traversé plusieurs épreuves et lu pas mal sur le sujet et un livre m’a vraiment marqué : The War of Art de Steven Pressfield. Je te donne quelques clés :

  • Il y a un fossé entre la vie que l’on mène et la vie que l’on aimerait mener. Ce fossé porte un nom : la procrastination résistance. Pas la sympa de Star Wars non non, plutôt quelque chose qui t’empêche de réaliser tes rêves, tes projets, ton sorbet à la fraise, …

  • La résistance vient de l’intérieur de nous même. C’est notre esprit qui saisit une récompense à court terme en envoyant valser tous nos objectifs à long termes. Elle s’alimente de notre peur.

  • Il n’y aura jamais de moment d’épiphanie. Si tu veux changer, le seul moment c’est maintenant. A chaque instant nous sommes capables de changer nos vies.

  • La peur est un compas : au plus tu es terrifié de faire quelque chose, au plus tu devrais au contraire foncer, c’est ta résistance qui hurle, cloue lui le bec.

  • Si tu as peur, c’est que tu es à ta place. Toute personne doute, les seules qui ne doutent pas sont les champions du bullshit.

Tu vois, c’est assez simple : notre peur de nous lancer alimente notre résistance, qui alimente à nouveau notre peur et notre honte. Reconnaître que la résistance se nourrit de notre peur, et l’utiliser comme compas pour avancer, c’est récupérer le contrôle sur ta vie ! Alors fonce, même si ça te terrifie, ose, on ne le regrette pas !

P.S. : Récemment j’ai découvert que Neil Gaiman, mon auteur favori, avait aussi expérimenté ce syndrome de l’imposteur. Ca rassure non ?

On se revoit vite pour un autre livre, d’ici là n’hésite pas à me faire part de tes essais, interrogations, découvertes !

“Creative work is not a selfish act or a bid for attention on the part of the actor. It’s a gift to the world and every being in it. Don’t cheat us of your contribution. Give us what you’ve got.” — Steven Pressfield