Ce vendredi je voudrais te parler du dernier livre d’un de mes auteurs favoris : Jouer sa peau de Nassim Nicholas Taleb. Taleb est connu pour poser un regard très critique sur notre société sans garder sa langue dans sa poche et c’est quelque chose que j’aime beaucoup chez lui. Dans ce livre il s’attaque à plusieurs choses : 

  • Souffrir nous permet de grandir : c’est un thème qui revient énormément en philosophie, mais chaque éraflure, chaque cicatrice que l’on attrape dans notre vie nous fait grandir et nous améliore.

  • Pour grandir, il est essentiel de risquer notre peau : notre époque est remplie de personnes se contentant de donner des avis sans jamais prendre une seule décision ou poser un seul acte et qui transfèrent ces prises de risques à autrui (s’arrogeant par contre les lauriers en cas de succès). L’administration est la concrétisation ultime de la dilution de la responsabilité face à ses actes. “Agir sans parler l’emporte sur le fait de parler sans agir.”

  • Ceux qui ne prennent pas de risques complexifient les choses : une autre maladie de notre époque est la tendance à complexifier le contenu dans le but de masquer le manque de profondeur du message : “_Les gens qui ne risquent pas leur peau ne comprennent pas la simplicité.” _

  • Si ta vie entre en conflit avec tes opinions intellectuelles, cela annule ces dernières, et non ta vie privée : en suivant la logique d’assumer ses actes, il est essentiel de vivre en accord avec ce que l’on prêche. Trop de gens défendent de grandes idées sans les mettre en application, attendant toujours une réponse systémique aux problèmes qu’ils dénoncent. “Seul ce que l’on est prêt à risquer pour une chose peut révéler à quel point on croit vraiment à cette chose.”

J’ai trouvé ce livre extrêmement juste dans le regard qu’il porte sur la société, mettant en exergue énormément des soucis que l’on peut rencontrer dans la vie professionnelle ainsi que dans celle de tous les jours. Il m’a enjoint à aligner mes actes avec mes idéaux, mais aussi à pouvoir écarter beaucoup de discours du revers de la main car ne se basant justement sur aucune implication du prêcheur. 

On se revoit vite pour un autre livre, d’ici là n’hésite pas à me faire part de tes essais, interrogations, découvertes !

“Sois le changement que tu veux voir dans  le monde.” — Gandhi